The in between
Los “in between”: cuando la espera también construye
Vivimos en una cultura que glorifica los resultados, los logros visibles, los anuncios importantes, los “lo logré”. Pero hablamos poco de los “in between”: esos tiempos intermedios donde aparentemente no pasa nada extraordinario, donde no hay grandes aplausos ni cambios radicales… pero donde, en silencio, se está gestando todo.
Los tiempos de espera no son tiempos perdidos. Son tiempos de construcción.
Nos cuesta habitarlos porque no tienen la emoción del inicio ni la satisfacción del resultado. Son esos meses —a veces años— en los que trabajamos sin ver todavía los frutos. En los que sembramos, regamos, cuidamos… sin saber exactamente cuándo llegará la cosecha.
Todo lo verdaderamente valioso toma tiempo. Nada que sea profundo, sólido y duradero se construye de la noche a la mañana. Los grandes proyectos —personales o profesionales— requieren trabajo, constancia y esfuerzo. Y sí, la intensidad puede variar según el día: habrá jornadas de inspiración absoluta y otras de cansancio, duda o frustración. Pero lo que marca la diferencia no es la intensidad momentánea, sino la constancia sostenida.
Al inicio, muchas veces, la tarea es estabilizarse. Crear base. Construir red. Aprender. Equivocarse. Ajustar. Volver a intentar. Es una etapa silenciosa, poco visible desde afuera, pero profundamente transformadora por dentro. Es ahí donde se forjan las raíces.
En mi experiencia —y estoy segura de que muchos de ustedes se sentirán identificados— el comienzo rara vez es espectacular. Es más bien humilde. Requiere paciencia. Implica aceptar que no todo crecerá al ritmo que deseamos. Que primero necesitamos consolidarnos, entender el terreno, confiar en nuestro proceso.
Y solo después de ese tiempo de estabilización viene la expansión. Pero la expansión auténtica no ocurre sin esa base previa. Crecer sin raíces fuertes suele ser frágil. En cambio, cuando hemos atravesado nuestros “in between” con compromiso, lo que construimos tiene otra densidad, otra solidez.
Los tiempos de espera también nos trabajan a nosotros. Nos confrontan con nuestra impaciencia, con nuestra necesidad de validación inmediata, con el miedo a no estar avanzando lo suficiente. Nos obligan a confiar cuando todavía no hay pruebas externas. A sostener la visión incluso cuando el presente parece pequeño.
Quizás el error es pensar que en esos momentos estamos “detenidos”. No lo estamos. Estamos madurando. Estamos afinando habilidades. Estamos fortaleciendo la disciplina. Estamos ampliando nuestra tolerancia a la incertidumbre. Y eso, aunque no se vea en redes sociales ni se pueda medir en cifras inmediatas, vale oro.
Todo lo que permanece necesita tiempo. Las relaciones profundas. La confianza en uno mismo. Un proyecto profesional sólido. La estabilidad emocional. La identidad. Nada de eso se construye con prisa.
Tal vez hoy estés en un “in between”. Tal vez sientas que haces mucho y ves poco. Que trabajas, que intentas, que sostienes… y que todavía no llega “eso” que esperas. Si es así, quiero recordarte algo: el proceso también cuenta. De hecho, es el proceso lo que hace que el resultado tenga sentido.
No subestimes estos tiempos. No te compares con quien ya está en otra etapa. No confundas silencio con estancamiento.
Lo que estás construyendo ahora —aunque sea invisible— puede ser la base de algo grande mañana.
Y cuando finalmente llegue la expansión, mirarás atrás y entenderás que esos “in between”, esos momentos de espera, no fueron una pausa. Fueron el cimiento.
Y todo lo que tiene cimiento… vale la pena. 🤍
Les “in between” : quand l’attente construit aussi
Nous vivons dans une culture qui glorifie les résultats, les réussites visibles, les grandes annonces, les “j’ai réussi”. Mais nous parlons peu des “in between” : ces temps intermédiaires où, en apparence, rien d’extraordinaire ne se passe, où il n’y a ni applaudissements ni changements spectaculaires… et pourtant, en silence, tout est en train de se construire.
Les temps d’attente ne sont pas des temps perdus. Ce sont des temps de construction.
Ils sont difficiles à habiter parce qu’ils n’ont ni l’excitation du début ni la satisfaction du résultat. Ce sont ces mois — parfois ces années — où nous travaillons sans voir encore les fruits. Nous semons, nous arrosons, nous prenons soin… sans savoir exactement quand viendra la récolte.
Tout ce qui est réellement précieux demande du temps. Rien de profond, de solide et de durable ne se construit du jour au lendemain. Les grands projets — personnels ou professionnels — exigent du travail, de la constance et des efforts. L’intensité peut varier selon les jours : il y aura des journées pleines d’inspiration et d’autres marquées par la fatigue, le doute ou la frustration. Mais ce qui fait la différence, ce n’est pas l’intensité ponctuelle — c’est la constance dans la durée.
Au début, il s’agit souvent de se stabiliser. Créer une base. Construire un réseau. Apprendre. Se tromper. Ajuster. Recommencer. C’est une étape silencieuse, peu visible de l’extérieur, mais profondément transformatrice à l’intérieur. C’est là que les racines se forment.
Dans mon expérience — et je suis certaine que beaucoup d’entre vous s’y reconnaîtront — le commencement est rarement spectaculaire. Il est humble. Il demande de la patience. Il implique d’accepter que tout ne grandira pas au rythme que nous souhaiterions. Qu’il faut d’abord consolider, comprendre le terrain, faire confiance au processus.
Puis vient l’expansion. Mais une expansion authentique ne peut exister sans base solide. Grandir sans racines rend fragile. En revanche, lorsque nous avons traversé nos “in between” avec engagement, ce que nous construisons a une autre densité, une autre solidité.
Ces temps d’attente nous façonnent aussi. Ils nous confrontent à notre impatience, à notre besoin de validation immédiate, à la peur de ne pas avancer assez vite. Ils nous obligent à faire confiance alors que les preuves extérieures manquent encore. À soutenir une vision même si le présent semble petit.
Peut-être que l’erreur est de croire que nous sommes “à l’arrêt”. Nous ne le sommes pas. Nous mûrissons. Nous affinons nos compétences. Nous renforçons notre discipline. Nous élargissons notre tolérance à l’incertitude. Et cela, même si ce n’est pas visible ni mesurable immédiatement, a une valeur immense.
Tout ce qui dure a besoin de temps. Les relations profondes. La confiance en soi. Un projet professionnel solide. La stabilité émotionnelle. L’identité. Rien de cela ne se construit dans la précipitation.
Peut-être es-tu aujourd’hui dans un “in between”. Peut-être as-tu l’impression de faire beaucoup et de voir peu. Si c’est le cas, souviens-toi : le processus compte. En réalité, c’est lui qui donne du sens au résultat.
Ne sous-estime pas ces moments. Ne te compare pas à ceux qui sont déjà dans une autre étape. Ne confonds pas silence et stagnation.
Ce que tu construis aujourd’hui — même invisible — peut être la base de quelque chose de grand demain.
Et lorsque l’expansion arrivera, tu regarderas en arrière et tu comprendras que ces “in between” n’étaient pas une pause. Ils étaient les fondations.
Et tout ce qui a des fondations… en vaut la peine. 🤍
The “In Between”: When Waiting Is Also Building
We live in a culture that glorifies results, visible achievements, big announcements, the “I made it.” But we rarely talk about the “in between”: those transitional times when, on the surface, nothing extraordinary seems to be happening—no applause, no dramatic shifts… and yet, quietly, everything is being built.
Waiting seasons are not wasted seasons. They are building seasons.
They are hard to embrace because they don’t carry the excitement of a beginning or the satisfaction of a result. They are the months—sometimes years—when we work without yet seeing the fruits. We plant, we water, we care… without knowing exactly when the harvest will come.
Everything truly meaningful takes time. Nothing deep, solid, and lasting happens overnight. Big projects—personal or professional—require work, consistency, and effort. The intensity may vary from day to day: there will be moments of inspiration and others filled with fatigue, doubt, or frustration. But what truly makes the difference is not occasional intensity—it is sustained consistency.
At the beginning, the task is often to stabilize. To create a foundation. To build a network. To learn. To make mistakes. To adjust. To try again. It is a quiet phase, barely visible from the outside, yet deeply transformative on the inside. This is where roots are formed.
From my own experience—and I’m sure many of you can relate—the beginning is rarely glamorous. It is humble. It demands patience. It requires accepting that growth will not always happen at the pace we desire. That first, we must consolidate, understand the ground we stand on, and trust the process.
Only then comes expansion. But authentic expansion cannot exist without a solid base. Growth without roots is fragile. When we move through our “in between” seasons with commitment, what we build carries a different depth, a different strength.
These waiting times also shape us. They confront our impatience, our need for immediate validation, our fear of not progressing fast enough. They ask us to trust without external proof. To hold onto a vision even when the present feels small.
Perhaps the mistake is thinking we are “stuck.” We are not. We are maturing. We are refining our skills. We are strengthening discipline. We are expanding our tolerance for uncertainty. And that—even if it cannot be measured or showcased immediately—is invaluable.
Everything that lasts requires time. Deep relationships. Self-trust. A solid professional project. Emotional stability. Identity. None of these are built in haste.
Maybe today you are in an “in between.” Maybe you feel like you are doing so much and seeing so little. If that’s you, remember this: the process matters. In fact, it is what gives meaning to the result.
Do not underestimate these seasons. Do not compare yourself to someone in a different phase. Do not mistake silence for stagnation.
What you are building now—even if invisible—may become the foundation of something great tomorrow.
And when expansion finally arrives, you will look back and understand that those “in between” moments were not a pause.
They were the foundation.
And everything built on a foundation… is worth it. 🤍